les bienfaits de la pruche du Canada

Pruche du Canada : des vertus sédative et apaisante

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur pinterest
Pinterest

La pruche du Canada est un arbre très toxique qui pousse abondamment au Canada, surtout dans le sud du pays, au Québec, notamment. L’intégralité de ce qu’elle produit est nocive, surtout au printemps, lorsqu’elle croit. Le danger est tel que des personnes sont décédées après avoir consommé des oiseaux ayant mangé des graines de pruche.

Et pourtant, à l’image du saule blanc, lorsque cet arbre est utilisé à des fins médicinales, il offre des vertus intéressantes.

Un sédatif antispasmodique

En effet, malgré le danger lié à cet arbre, les feuilles, racines et les graines de ce dernier sont utilisées dans le cadre de divers traitements. On en fait notamment usage contre des problèmes respiratoires comme la bronchite, la coqueluche et l’asthme, ainsi que pour apaiser des douleurs liées à des articulations enflées ou douloureuses et à des crampes, entre autres.

Lorsqu’elle est utilisée dans des doses suffisantes, la pruche du Canada fait même office d’antidote contre des intoxications à des poisons tels que la strychnine, et même pour combattre la rage et le tétanos. Elle serait aussi utilisée pour traiter des tumeurs et des ulcères cancéreux.

Néanmoins, la pruche du Canada n’est pas seulement mobilisée pour traiter des troubles physiques. Elle permettrait, en effet, de combattre l’anxiété et le stress, par exemple. D’après certains, elle aiderait même à se concentrer et à apaiser l’esprit.

Se méfier de sa toxicité ?

(mise à jour, janvier 2015, merci à Isabelle Kun-Nipiu Falardeau)

La pruche du Canada est-elle à utiliser avec prudence? N’ayez crainte. Contrairement à ce que nous avons pu indiquer par erreur (qu’il s’agissait d’un poison qui affecte la transmission nerveuse), celle-ci n’est pas toxique. Elle est d’ailleurs utilisée depuis des centaines d’années à des fins thérapeutiques.

Elle n’est pas à confondre avec la grande cigüe (« hemlock », en anglais) dont les victimes souffrent de paralysie, puis succombent à une défaillance respiratoire. Si vous avez le malheur de consommer cette plante – la grande cigüe – par erreur, utilisez de l’acide tannique, des stimulants (le café, par exemple), des émétiques de zinc, de la moutarde ou de l’huile de ricin comme antidote.

Pas de réels risques donc. Si vous avez des doutes, n’hésitez cependant pas à consulter votre médecin, surtout si vous souffrez de problèmes de santé chroniques et graves.

Huile essentielle et pommade

La pruche du Canada se retrouve dans diverses formes. Du fait de sa toxicité, il est cependant difficile d’en trouver en vente. Au Québec, Vintsini en commercialise sous forme d’huile essentielle au prix de 18$ pour 10ml. Connues pour ses vertus analgésiques et anti-inflammatoires, l’huile essentielle de pruche du Canada est utilisée pour :

  • les douleurs musculaires
  • les douleurs articulaires
  • les problèmes de peau comme les varices, le psoriasis ou bien encore la couperose.

Le bois de pruche est, par ailleurs, largement utilisé – pour la construction de chemins, par exemple.

Comment utiliser l’huile essentielle selon Passeport Santé ?

L’huile essentielle de pruche doit être diluée pour éviter les irritations de la peau.

  • Problèmes cutanés : diluer une goutte d’huile essentielle avec une huile végétale, puis masser la zone douleureuse avec.
  • Spasmophilie, crise d’angoisse : diluer dans une huile végétale et masser le plexus.
  • Grippe, la toux, les infections virales : mélanger à une huile végétale et frictionner le dos (en insistant le long de la colonne vertébrale) et la plante des pieds.
  • Problèmes de peau et infections cutanées : diluer dans une huile végétale (faire un test cutané préalable) ou dans un shampoing (si cuir chevelu concerné).
  • Douleurs musculaires et articulaires : diluer dans une huile végétale et masser la zone douloureuse

Comment la reconnaître

Dans le sud du Canada, et dans certaines parties boisées du Québec, la pruche du Canada est assez facile à trouver, elle partage quelques points communs avec le sapin. Elle résiste très bien au froid, elle peut atteindre les 30 m de haut et ses branches sont habillées d’épines. Son écorce est épaisse et brune-rouge.

Allez plus loin

D'autres articles vous attendent

Abonnez-vous à l'infolettre pour obtenir des rabais sur nos produits et être notifié(e) de nos nouveautés !